Antonio Guterres : ’’Nous devons faire la paix avec la nature’’

Berlin, Germany - November 04: Antonio Guterres, High Commissioner for Refugees of UNHCR, attends a press conference in german foreign office on November 04, 2015 in Berlin, Germany. (Photo by Michael Gottschalk/Photothek via Getty Images)

L’humanité doit « faire la paix avec la nature », a plaidé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, selon lequel la problématique de la restauration des écosystèmes et des terres en particulier doit être « au cours de tous nos projets ».

« Nous devons faire la paix avec la nature. La terre peut être notre meilleure alliée, mais aujourd’hui, elle souffre », écrit-il dans un message rendu public à la veille de la commémoration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse.
« Causée par les changements climatiques et l’expansion de l’agriculture, des villes et des infrastructures, la dégradation des terres met en péril le bien-être de 3,2 milliards de personnes », « nuit à la biodiversité et favorise l’apparition de maladies infectieuses, telles que la COVID-19 », souligne le patron de l’ONU.   Selon M. Guterres, l’humanité est en train de mener « une guerre implacable et autodestructrice contre la nature », dont les conséquences se traduisent par une biodiversité déclinante et des concentrations de gaz à effet de serre « à la hausse ».    « Des îles les plus reculées jusqu’aux plus hauts des sommets, la pollution que nous causons est omniprésente », note-t-il, avant de plaider pour la restauration des terres dégradées qui permettrait, dit-il, d’éliminer le carbone de l’atmosphère.   Cela aiderait aussi « les populations vulnérables à s’adapter aux changements climatiques » et pourrait « générer une production agricole supplémentaire d’une valeur de 1 400 milliards de dollars par an ».   « La restauration des terres a pour avantage principal d’être simple, peu coûteuse et accessible à tous », insiste Antonio Guterres, ajoutant : « C’est l’un des moyens les plus démocratiques et les plus favorables aux populations pauvres d’accélérer la réalisation des objectifs de développement durable ».   Le secrétaire général des Nations unies souhaite que « la santé des terres » soit placée « au cœur de tous nos projets », à la faveur de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse.

Il signale que dans cette persective, 2021 « marque le début de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes ».

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